J'écris (5)

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(2022) - Hymne à la mort (poème)

(2022) - C'est vrai ... (nouvelle)

Et Dieu dans tout ça ? disait Jacques.

Les croyances et moi avons eu des rapports bizarres. Peut-être aussi aujourd'hui, sur le tard, envoient-elles quelques effluences que je respire encore. Attention : je dis "croyances" et non "religions"...

Je vous propose de remonter une nouvelle fois jusqu'à ma vie de jeune homme, période particulière car pour partie j'effectuais ma scolarité dans un lycée de curés en plein Kreiz Breizh, le public m'ayant rejeté de son système. Je n'en ai pas voulu à ce dernier puisque j'y ai fait carrière ... peut-être à charge de revanche !

Les poèmes utilisent "Dieu" à des fins  portant surtout le signe de la révolte politique. Gare au mysticisme ...

Pour finir cette page dans la bonne humeur, je vous propose une nouvelle écrite 40 ans plus tard, dans un tout autre style très revigorant, nouvelle dont vous avez pu avoir un premier aperçu dans un extrait publié en 2020 page 2.

Ah ! l'amour ...

Évocation

Regarde ton grand monde, Jésus-Christ

De tes yeux vois comme il est triste

Eh oui, on t'a trompé sciemment

Pendant que les Pontifes t’étouffaient d'encens.

Respire cette odeur âcre dans ton Église

Le Prêtre sous sa soutane a senti la brise

Et a sorti ses crucifix d'or et ses fusils

Pour défendre le Vatican, sa Patrie.

Touche la douleur de ceux de la Terre

Qui croyaient en Dieu ton père,

Quand ils ont senti que de ce pays

Ils ne faisaient plus partie.

Goûte cette nourriture spirituelle

Qu'on leur a servi dans des écuelles

Dans leurs cantines désaffectées ils prient

À l'Église, au Temple ou à la Mairie.

Écoute leurs éternelles prières

Qu'ils récitent entre deux guerres

Pour oublier que tu n'y peux rien, Jésus-Christ

Écoute, et entends ma plainte, si tu existes.

(in Zénith - Quintin le 1er octobre1974)

Retour

Quand un oiseau passe au-dessus d'un volcan

Il se brûle les ailes, Bon Dieu, il se brûle les ailes

Car il a oublié qu'un volcan crache et rend

Comme le temps, ce qu'il a pris de la terre et du ciel.

Quand les souvenirs regagnent l'âme

Quelquefois ils font mal, Bon Dieu, ils font mal

Car on a cru qu'on pouvait oublier cette flamme

Le feu du volcan, qui a brûlé nos mains sales.

Quand nos pensées se sont envolées comme l'oiseau

Elles reviennent, Bon Dieu, elles reviennent

Car elles ont peur de l'oubli comme de l'eau

Et dans la lave du volcan se battent et se démènent.

As-tu déjà pensé à cela Bon Dieu ?

Tes archanges se sont-ils aussi brûlés les ailes

Dans ce volcan si grave et si cruel ?

As-tu déjà pensé à cela Bon Dieu ?

(in Zénith - Quintin le 17 octobre 1974)


« Hommes bien-pensants vous qui n'attendez que la mort, prenez ma vie qui n'est plus qu'une illusion. »

Hymne à la mort

Seul dans l'immensité de ma peine

Je m'accroche à ce désespoir de déraison

Pour m'éloigner vers des mortes plaines

Et seule ma conscience de plomb

M'empêche d'y rester et d'oublier.

Mon destin se plonge dans des sabbats ;

Satan guide mes pas amers et laids

Dans l'enfer de ma vie peuplée de rats.

Il me déchire dans la folie forcée

M'oblige à me battre contre mon âme

Me présente des rêves déjà trépassés

Se transforme en cauchemar et me damne.

Je pense mon corps comme un martyr ;

Dieu prend ma vie, y met une auréole

Balaye de mon visage tous ces sourires

Comme pour me priver de cette parole.

Il m'appelle et je ne peux l'entendre

Car il n'est que le mythe de ma pensée

Ne pouvant parler ce langage tendre

Qu'il ne comprend plus qu'à moitié.

Je n'existe plus dans les autres

Et mon corps est trop lourd

Pour mon seul esprit de chantre ;

Je m'enferme dans ce songe et deviens sourd.

Ce n'est plus un au revoir à l'enfer et aux cieux

Aux hommes, à la terre, à moi, ce n'est plus qu'un Adieu.

(in Zénith - Quintin le 15 novembre 1974)

Voici la réponse que j'ai apporté en 2013 par une nouvelle censée mener à la vérité.

Avec humour, tendresse et volupté Michel Lange vous raconte son itinéraire :

" Je m’appelle Michel Lange.

Je suis le messager de Dieu.

Cela peut paraître bizarre, pourtant c’est vrai.

[...] "         suite sur PDF ci-contre